Dernière minute !

28 mars 2013

Bonjour

Dû à des circonstances incontrôlables,
l’artiste italien LUIGI SERAFINI arrivera  Montréal seulement samedi 30 mars
et il restera jusqu’au samedi 6 avril

La rencontre à la Casa Obscura est annulée

Mais Luigi sera à la LIM dimanche soir
et au cabaret lundi 1 avril 20h au théâtre Rialto

Merci de votre compréhension

UdFou

Luigi Serafini de Rome à Montréal 2013

20 février 2013

Codex SeraphianusSamedi, 30 mars, 14h
Casa obscura

Rencontre amicale et échange artistique

Dimanche, 31 mars, 20h
Lion d’Or

La LIM présente des improvisations
sur les thèmes du Codex Seraphianus

Lundi, 1er avril, 20h
Théâtre Rialto

Cabaret Hommage à la folie créatrice italienne de Luigi Serafini

avec Stéphane Crète, Didier Lucien, les Abdigradationnistes, Marco Calliari, Luzio Altobelli, Veronica Mellis, René Lussier, Arien Pantoute, Ann Bernard, Pierre Tanguay, Jean Derome, Thomas Hellman, Anne Brûlotte-Légaré, Chorale Bruitiste Joker, Nathalie Cora, Bob Desautels, Alain Auclair, Daniel Heikalo, Michel Abitbol, Karine Sauvé, Nicolas Letarte, Soizick Hébert, Frédérick Desroches, Jos Guitare Band, Kumpania et la fanfare PourPour…

Billets - 20$ à la porte ou 15$ en prévente aux endroits suivants:

Librairie Port de Tête, 262 Mont-Royal Est
Bioterre, 201 St-Viateur Ouest
Guichet du Rialto, 5723 avenue du Parc

Décoder Luigi Serafini

29 mars 2013

Depuis sa publication en 1981, personne n’a pu décrypter le Codex Seraphinianus, dont la simple vulgarisation confronte les limites du langage

Source : LeDevoir, 29 mars 2013 | Émilie Folie-Boivin | Actualités culturelles

Codex Seraphinianus de Luigi Serafini

Photo : Une illustration tirée du livre Codex Seraphinianus de Luigi Serafini.

Le Symfolium de foulosophie, un séminaire sur la folie créatrice, reçoit cette fin de semaine un invité bien spécial : Luigi Serafini, auteur et artiste de Codex Seraphinianus, cette insondable encyclopédie d’un monde parallèle. Le Devoir a eu la chance de lui parler. Oui. La chance. Le Codex Seraphinianus de Luigi Serafini est l’objet d’un véritable culte, sinon d’u ne obsession, dans le tréfonds des www. Sur les forums, les fans s’arrachent chaque bribe d’information qui réussit à filtrer sur ce livre rare, presque aussi recherché que Sex de Madonna.

Depuis sa publication en 1981, personne n’a pu décrypter ce chef-d’oeuvre de l’imaginaire dont la simple vulgarisation confronte les limites du langage.

Car, en plus des somptueuses illustrations dessinées dans un tutti frutti de Prismacolor – des poissons aux flancs en forme d’oeil, une fabrique où l’on rembourre des humains, une orange qui saigne, un coït qui fond un homme et une femme en alligator -, cette encyclopédie des sciences naturelles d’un monde surréaliste est complétée de textes impénétrables, rendus par une fine calligraphie galbée. L’alphabet serafinien est à ce jour aussi mystérieux que son maître, qui préfère le silence au bruit médiatique.

L’artiste, architecte et de signer italien a un site personnel : une page blanche.

Pour cette raison, j’avais prévu un plan B à la publication de cet article. Mais quelques jours avant son arrivée à Montréal, l’invité d’honneur du Symfolium de foulosophie a répondu à mon appel. Paradoxal, tout de même, que Luigi Serafini vien ne parler d’audace créatri ce et du mythi que Codex devant public, alors que les informations à son sujet filtrent au compte-gouttes. De l’autre côté du fil de l’Atlantique, sa voix est d’un cristal aussi délicat que sa cursive. « Mon silence est un silence de coïncidences. Si quelqu’un me demande quelque chose, en général, je réponds. » Un pont d’or. Le mythe construit autour du Codex prend une dimension d’autant plus étrange que son auteur est toujours vivant.

« Beaucoup de gens pensent que j’ai caché quelque chose dans mon écriture. Des formules atomiques, des messages extraterrestres… C’est très bizarre », explique le Romain dans un français impeccable, concernant cet alphabet avec lequel il écrit toujours. « Il est difficile de convaincre les gens que cette écriture est une plaisanterie. Elle ne signifie rien. C’est de l’art. »

Outre quelques mots de français dans le dessin d’un écrivain transpercé par sa plume, un extrait d’un roman de Proust selon les internautes, le code serafinien domine jusqu’à la pagination, et l’extravagance de son univers est aussi magnétique que la rigueur avec laquelle il est servi. « La folie est une espèce de don qu’il faut protéger, et l’ordre permet de cacher cette folie. Être ordonné fait du bien aux autres. Ça tranquillise les amis et la famille. » Serafini cultive l’onirisme en silence. Et ouvre parfois des parenthèses, dont une dans cette forteresse téléphonique suspendue entre deux pages de son bestiaire.

 

Une anticipation du blogue

Le Codex Seraphinianus, qu’il qualifie « d’anticipation du blogue à l’ère de l’information pré-Internetienne », il l’a commencé à la fin des années 1970, en ermite dans son petit appartement de Rome. Le jeune artiste y consacrait tout son temps ; ses amis pensaient qu’il préparait une expo. Si son éditeur n’avait pas endigué la créativité fertile de l’auteur inconnu, redoutant les coûts stratosphériques de l’impression couleur, Serafini serait encore à sa table à dessin. Quoiqu’il ne l’ait jamais vraiment quittée.

Trois éditions enrichies ont été publiées depuis, des volumes qu’on s’arrache à gros prix sur la Toile. Celle de 2006, vendue 90 euros, se rachète autour de 600 $ aujourd’hui, et l’originale autographiée de 1981 s’est arrachée pour 5000 $. Un quatrième tirage incluant de nouvelles planches est prévu pour Noël.

Le Codex n’a jamais été terminé, il est… réfrigéré, con fie l’Italien après une pause. « Quelque chose est resté en dedans de moi. Ça m’est facile de replonger dans l’esprit du Codex, il suffit de m’isoler et de trouver les vins que j’ai bus dans ce temps-là. » Voilà la recette de ce monument baroque. Qui marine d’abord dans un bouillon inspiré de choses inutiles et très simples. « Se trouver dans un endroit où l’on se demande ce qu’on fait là, par exemple. Perdre ses repères est très important pour l’inspiration. Si on a la possibilité de se perdre de temps en temps – pas tous les jours, hein, mais des fois, c’est bien. » Se perdre pour mieux partir.

Avant de me quitter, Luigi Serafini m’a demandé à quoi ressemblait la météo à Montréal. Il faisait moins 12 degrés, trois jours avant le printemps.

Dans son silence, j’ai décodé qu’il se demandait ce qu’il s’en venait faire ici.
***

Anatomie du Symfolium

C’est au hasard d’une recherche sur Internet que François Gourd a découvert le Codex Seraphinianus de Luigi Serafini. « C’est la bible de la foulosophie, rien de moins ! Enfin un livre auquel on ne comprend rien et que c’est pas grave ! », déclare le foulosophe en chef et président du Symfolium, séminaire de l’audace créatrice, qui lance ce soir sa 15e édition.

Serafini succède ainsi aux pataphysiciens invités par les années passées, Fernando Arrabal et Alejandro Jodorowsky.

La programmation du Symfolium s’orchestre autour de son anthologie extraterrestre et il participera aux activités.

Le public n’a qu’à choisir son menu : ce soir, un souper-bénéfice chez l’artiste Armand Vaillancourt ; samedi à 14 h, une rencontre amicale avec Serafini à la Casa Obscura ; dimanche, Impro de la LIM sur les thèmes du Codex, à 20 h au Lion d’or ; et pour le Lundi de Pâques, un déjanté Cabaret hommage en compagnie de Stéphane Crête, les Abdigradationnistes, Didier Lucien, ainsi qu’une liste d’invités longue comme le bras qui s’entasseront tous au Théâtre Rialto, à 20 h.

Et ce n’est pas un poisson d’avril. udfou.com

Une illustration tirée du livre Codex Seraphinianus de Luigi Serafini. Une illustration tirée du livre Codex Seraphinianus de Luigi Serafini.

La petite folie illustrée

28 mars 2013

15e Symfolium de l’Université de Foulosophie
La petite folie illustrée

La petite folie illustrée

François Gourd: «En le feuilletant, on ne comprend rien.
Habituellement, on se sent niaiseux lorsqu’on ne comprend rien, mais ici, c’est correct!»


par André Péloquin, 28 mars 2013, voir.ca

Le 15e Symfolium de l’Université de Foulosophie se penche sur le Codex Seraphinianus, un étrange livre d’art aux airs d’encyclopédie définissant un monde parallèle.

Après une édition 2012 marquée par le Printemps érable et la douce folie de l’artiste à tout faire espagnol Fernando Arrabal, l’Université de Foulosophie – la célébration annuelle de la folie créatrice de François Gourd et de ses sbires – centrera ses manifestations culturelles, qui se dérouleront du 29 mars au 1er avril, sur le Codex Seraphinianus, un ouvrage étrange, à mi-chemin entre le livre d’art délirant et une version de l’Encyclopédie de Diderot, tout droit sorti de la quatrième dimension.

«En le feuilletant, on ne comprend rien. Habituellement, on se sent niaiseux lorsqu’on ne comprend rien, mais ici, c’est correct!», commente Gourd en lorgnant les pages de l’ouvrage présentement exposé au Café Kahwa. Œuvre publiée en 1981 et rédigée – dans une langue inventée et toujours indéchiffrable à ce jour – par l’artiste, architecte et designer italien Luigi Serafini, ces images de couples se fusionnant en crocodile en faisant l’amour et de poissons en forme d’œil humain fascinent le fantaisiste québécois depuis des années. Gourd aime notamment que le Codex stimule l’hémisphère du cerveau associé à l’intuition et à l’imagination. «Depuis des siècles et des siècles – amen! – que nous sommes menés par le côté gauche du cerveau – le sérieux – et ça nous a menés aux sociétés qu’on connaît aujourd’hui», déplore-t-il. D’où l’engouement pour le Symfolium qui, année après année et souvent avec un budget malingre, suscite l’intérêt de foulosophes en herbe de la trempe de Stéphane Crête et Didier Lucien, notamment, qui participeront une fois de plus aux festivités.

Pas fou…

En plus d’un souper de financement qui se tiendra à l’atelier d’Armand Vaillancourt, une soirée inspirée des illustrations du fameux bouquin sera présentée par la Ligue d’improvisation musicale de Montréal, le 31 mars au Lion d’Or. Puis, le lendemain, le jour du Poisson d’avril sera souligné par un spectacle cabaret stimulé par l’œuvre et son artiste, auquel les Lucien, Crête, Marco Calliari, Les Abdigradationnistes et Thomas Hellman participeront. «En tout temps, y a eu des fous et des brasseurs de marde pour dire à la société qu’elle avait atteint son point limite», lance le foulosophe en revenant sur les dogmes de sa mouvance, laissant entendre que son regroupement est loin d’avoir l’apanage de l’invraisemblable. «Aujourd’hui, les poissons vont disparaître, les bébittes vont nous manger, les antibiotiques ne font plus effet, mais c’est les budgets pour les armées qui demeurent énormes. Y a quelqu’un de malade quelque part là-dedans!», martèlera-t-il ensuite.

D’où le fait que, un an plus tard, les carrés rouges omniprésents dans son documentaire revenant sur le passage d’Arrabal à Montréal sont plus rares, mais toujours pertinents. «J’endosse tout geste de libération face au pouvoir. Tu sais, l’éducation gratuite, comment peut-on être contre? Surtout lorsqu’on dépense dans l’armement et de grosses compagnies alors que l’éducation gratuite, elle, est rentable, calculs à l’appui!»

Drôle d’animal

En plus du Symfolium, Gourd se tient occupé en planchant sur son dixième film, qui abordera le 50e anniversaire du fameux Parti Rhinocéros. Parti politique loufoque, bien sûr, mais qui, mine de rien, aura tout de même été témoin de bon nombre d’événements qui ont façonné le Québec d’aujourd’hui. «La trame demeure le Rhino, mais, à un moment donné, une image nous mène à Bourassa qui parle des mesures de guerre, etc.», explique Gourd avant d’annoncer qu’il espère terminer l’œuvre afin de la soumettre au prochain Festival du nouveau cinéma. «Et s’ils ne le prennent pas, on ira le présenter ailleurs… comme au Parlement, par exemple!»

Le 15e Symfolium

Du 30 mars au 1er avril

Programmation complète et détails sur le souper-bénéfice et les autres manifestations du regroupement sur udfou.com.

Fernando Arrabal, grand rectum de l’Université de Foulosophie

28 mars 2013

Fernando Arrabal, grand rectum de l’Université de Foulosophie


par André Péloquin, 28 mars 2013, voir.ca

Alors que l’Université de Foulosophie accueillera Luigi Serafini, on projettera à Excentris – du 29 mars au 4 avril – un documentaire signé François Ara Gourd qui revient sur le passage du grand rectum précédent: Fernando Arrabal.

Bien qu’on salue la production d’un documentaire totalement indépendant – ou, pour reprendre l’expression de Gourd, «pas à petit budget, mais bien sans budget» –, le manque de ressources se fait cruellement sentir. Notamment en ce qui concerne la direction photo (parfois maladroite, car comptant sur des caméramans bénévoles), le montage et la réalisation (parfois inopérants, car coincés entre deux feux: tisser un portrait du créateur espagnol et raconter son périple sur l’île).

Là où le film se distingue, par contre, c’est dans ce désir de stimuler le spectateur. Tout comme les piétons montréalais harcelés à grands coups de vers poétiques par Arrabal, Gourd, le cinéaste, redouble d’efforts pour doser les aspects documentaires et ludiques, laissant quelques clés de l’œuvre à la discrétion du cinéphile.

La créativité à la folie

26 mars 2013
©Radio-Canada / MicheL Harvey

Didier Lucien et Stéphane Crête participent
à l’Hommage à la folie créatrice de Luigi Serafini, auteur du Codex seraphinianus.

Stéphane Crête et Didier Lucien font partie de la fête « de fous » que François Gourd organise chaque année. Le Symfolium, Université de foulosophie, a lieu du 29 mars au 1er avril. Les deux comédiens participeront avec une dizaine d’artistes de tous les milieux au cabaret Hommage à la folie créatrice de Luigi Serafini, qui se tient le 1er avril au Théâtre Rialto.

Depuis 15 ans, l’événement « propose une réflexion sur la folie, celle qui libère et rend heureux », avec une programmation éclatée mettant en vedette des créateurs atypiques et méconnus. Le but étant de provoquer une réflexion sur l’uniformité ou ce qu’il appelle « l’univers gris d’aujourd’hui », les personnalités invitées ont en commun d’être subversives par leur créativité.

Cette année, l’invité spécial est l’Italien Luigi Serafini, auteur du mystérieux Codex seraphinianus, livre indéchiffrable. « Le Codex est conçu comme une sorte d’encyclopédie extraterrestre composée de 11 chapitres traitant de la nature, des hommes, des minéraux, des mathématiques, de l’architecture et de l’écriture. »